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 PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |

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Leon Almstedt
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MessageSujet: PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |   Jeu 2 Juil - 3:53

Feat Elyan Wolff.


« An error occurs, the past, the future. Things cannot change where the errors live.


    Le soleil n’était pas encore parfaitement levé, la brume épaississait l’air et l’obscurité continuait de prendre possession des environs. Le temps était agréable, un vent frais parcourant les arbres, et le ciel parcouru de nuages grisâtres semblait interminable. Décadence demeurait le même, toujours aussi abandonné, toujours aussi triste et démolit de toutes parts. Cela faisait maintenant deux jours qu’ils exploraient le terrain à la recherche d’un indice apparemment disséminé quelque part à propos du Pantheos. Leon s’était levé très tôt le matin et était descendu sans avertir la moindre personne bien que certains matelots continuaient d’astiquer le pont et d’arranger les cordages. Personne ne prit la peine de le questionner, sachant très bien que cela l’énervait au plus haut point. Il marcha donc un moment dans les rues désertes, se souvenant de temps à autres d’un évènement du passé.

    La poissonnerie était toujours là, la façade effritée par endroits et les fenêtres cassées. La porte était entrouverte et le jeune homme se souvint du nombre de gens qui venaient ici tous les jours, il y a longtemps. Il se souvenait des pêcheurs qui voguaient sur l’eau et des marchandises importées de part et d’autre. La vie ici était paisible et tous se respectaient ardemment. Malheureusement, il avait fallu que le déluge détruise une grande partie du territoire. Les gens durent lever le camp, montant sur des navires dont certains furent tout simplement engloutis par l’océan, tout cela par la faute des pirates. Leon tourna à l’angle d’une rue, effleurant un poteau, puis trouva à la cime des arbres l’ombre éclairée par la lune très basse d’une tour qui appartenait peut-être à un château.

    Faiblement intéressé et s’ennuyant un peu, il décida de se rendre sur la colline après avoir traversé le boisé. Un ruisseau courrait encore entre les rochers, descendant en petites cascades sur le sol, allant retrouver la mer un peu plus loin. C’était magnifique, bien qu’encore très peu discernable dans l’obscurité. Almstedt marcha un bon moment, perdu dans ses pensées, les mains à la taille et l’air aussi impavide que d’habitude. D’un geste lent, il poussa la grille des remparts et entra dans ce qui avait été le jardin du château. Une fontaine demeurait tristement couchée contre l’herbe haute. Les fleurs, jadis incroyablement diversifiées et formant des fresques étonnantes étaient désormais mélangées aux mauvaises herbes. Le sol de pierre semblait lui-même bancal, mais Leon se dit qu’il s’agissait surement davantage de sa démarche que du sol en lui-même. D’énormes ronces grimpaient contre la façade de l’immense château abandonné et la beauté des lieux, même dans cette atmosphère semi-éteinte était fascinante.

    Les arbustes bougèrent au gré du vent, mais un bruit attira l’attention du pirate lorsqu’il tourna la tête pour observer les statues qui servaient d’encadrement à la grande porte principale. Il s’approcha, la main sur son épée et posa la main dans les branches, cherchant la signification de tout ce tapage. Il découvrit un nid d’oiseau dont deux oisillons qui y étaient installés piaillant bruyamment. Fronçant les sourcils, Leon eut l’immense envie de les abandonner à leur sort. D’ailleurs, c’est ce qu’il fit en tournant les yeux vers la façade histoire d’évaluer si, oui ou non, il serait bien d’y entrer et en toute sécurité. Malheureusement, les petites bêtes continuaient de hurler et cela l’énervait considérablement. Impatient, il se retourna en grognant, ses cheveux glissant contre ses épaules solides et sortit un couteau, prêt à déplumer ces deux volailles de malheur.

    En posant le pied contre le rebord du pavé il oublia l’espace vide et perdit pied, se retrouvant à tomber directement dans la haie, à quelques centimètres seulement des oisillons qui crièrent de plus bel. Son couteau, toujours dans sa main, s’enfonça dans sa propre chair et c’est dans un grognement mécontent qu’il se redressa, évaluant les dégâts en soupirant. Sa main saignait abondamment, le sang clair et la peau finement tailladée. Les oiseaux voyaient leur nid glisser vers l’herbe un peu trop rapidement. Leon s’empara du tas de pailles et le déposa sur le dessus de la haie, s’assoyant parterre par la suite.

    - Imbécile…
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Elyan Wolff
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MessageSujet: Re: PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |   Jeu 2 Juil - 4:06

« Quel temps déprimant... »
En effet, voir le jour prendre possession des lieux aussi lentement, la brume qui ne semblait pas vouloir se dispersés donnait des envies étranges à certains membre de l'équipage. Premièrement, certains semblaient en avoir marre du temps plus grisâtre qu'à l'habitude. Il faut l'admettre, pendant quelques jours - voir même semaines - le soleil n'avait cesser de faire une apparition pesante, amenant avec lui l'humidité et l'envie de sauter a l'eau pour se rafraichir, alors que maintenant le temps restant plus frais et plus brumeux. Accouder contre le bord du bateau, après avoir apporter le petit déjeuné du Capitaine, Elyan observait l'horizon, cherchant du regard quelques choses qui ne semblait vouloir venir à lui.

Debout depuis maintenant quelques heures, l'ennuie avait vite fait de prendre possession de sa tête et son corps, d'autant plus que les gens sur ce navire n'avait pas l'âme à faire la fête avec une personne d'une taille aussi fragile - allons bon, avouons le, l'équipage crois toujours que ce jeune homme est une jeune femme -. Ainsi donc beaucoup préfère l'ignorer, car tout le monde sais combien avoir une fille a bord pourrait être signe d'un mauvais présage. Évidement, dans un sens cela ne posait pas de problème, même qu'Elyan préférait en rire plutôt que d'en être décourager. Cependant, en ce moment il aurait bien voulu avoir un peu d'attention. Avoir quelqu'un avec qui faire la conversation. Malheureusement pour lui, James n'étais pas disponible surement occuper avec les cartes et le voyage qui allait bientôt reprendre son court et Leon semblait introuvable.

« - Oui, il est parti tout à l'heure.
- Tu veux dire, sans avertir personne ?
- Ha ha, tu le connais, jamais le grand Leon informerait quiconque. La corde est trop lousse ! »


Intrigué malgré lui par la conversation, le jeune homme tourna doucement la tête vers les deux hommes puis de nouveau vers l'île/village qui se tenait devant eux. Ainsi donc Leon avait décidé de faire l'exploration des lieux. Était-il vraiment surpris? Non pas réellement. Dans un petit sourire en coin, le jeune homme décida subtilement de s'éclipser afin de retrouver l'homme en question, après tout maintenant que James avait son petit déjeuné, il pourrait avoir la journée de libre - du moins jusqu'au diner -. Bien que l'endroit exact ou se trouvait Leon fut inconnu, Elyan continuait sa route, tenant par moment son kimono bleuté afin de ne pas le trempé.
Les lieux semblait si désert, si triste à la fois, qu'il avait beaucoup de mal à se dire que le bras droit du capitaine y avait grandit. En même temps, qu'aurait été un lieu idéal pour un homme qui ne démontrait pratiquement aucune émotion? Un doux sourire effleura son visage alors qu'il s'arrêta devant ce qui ressemblait à un château abandonné.

« Wow... »
Laissa t-il sortir d'entre ses lèvres alors qu'il pose son pieds -dénudé- sur le sol, frémissant en ayant un doux sourire. Doucement il s'approcha des lieux pour entendre un grognement, un craquement puis sentir une odeur amer... Dans une grimace, Elyan repris sa route pour voir l'homme qu'il recherchait assit sur le sol, deux petit oisillons tout près de lui. Devant cette scène, il sourire amuser s'afficha sur son visage. Touchante scène, même si le sang qui coulait de la main venait un peu coupé la beauté de l'image.

« Vous êtes aussi maladroit ? Je l'ignorais ... »
Tout en prononçant ces mots, il s'approcha de l'homme pour s'accroupir devant lui, déchirant le bas de son Kimono afin de prendre la main blesser et de la bander délicatement.

« Tu devrais me prévenir au moins, quand tu décides de faire une balade comme ça. » Son regard sembla soudainement plus inquiet mais démontrant aussi une fine colère. « Je t'ai cherché partout. »

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Leon Almstedt
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MessageSujet: Re: PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |   Jeu 2 Juil - 5:24

    Le sang continuait de couler, glissant contre l’avant-bras. Leon observait le liquide avec un air calme, pas le moins du monde dégoûté. Ce n’était qu’une marque sans importance, une de plus ou une de moins, cela ne changerait absolument rien. Alors qu’il se faisait cette réflexion, une voix douce lui parvint aux oreilles. Ses yeux semblèrent se fermer d’eux-mêmes, comme si quelque chose était trop difficile à supporter pour qu’il ne puisse le regarder de ses yeux à la vision trop claire. Malgré tout, il dû bien regarder puisqu’Elyan se pencha vers lui, le soignant sommairement. Leon l’observa faire sans répondre, laissant les doigts fins faire ce que lui-même n’arrivait pas à faire. Puis, le reproche à peine voilé lui fit hausser un sourcil.

    - Je n’allais pas m’envoler. D’ailleurs, je ne vois pas comment j’aurais fais sans ton aide.

    Il se redressa lentement, s’étirant faiblement. Pourquoi étais-ce si important de prévenir les gens lorsqu’on allait quelque part ? N’étais-ce pas évident que, les seuls endroits où il pouvait se rendre en ce moment étaient sur le navire ou sur la terre ferme. Décadence n’était pas immense, il finirait bien par le retrouver. De toute manière, il n’avait jamais eu besoin d’exprimer quoi que ce soit, car les autres ne lui importaient pas. Cependant, les choses étaient différentes maintenant et Leon devrait s’y faire. Voir le regard inquiet d’Elyan sur lui, comme ça, faisait basculer quelques priorités. Soupirant, il posa son regard sur l’immense château.

    - Tu as été libéré ? Ajouta-t-il de sa voix calme et chaude tout en s’approchant du mur pour retirer de la vitre cassée afin de voir à l’intérieur.

    C’était le living room, à n’en pas douter. La tapisserie sur les murs était d’un rouge vin soutenu. De fins fils d’or étaient incrustés dedans. Les meubles étaient recouverts d’une couche de poussière épaisse et la lumière filtrait très peu dans les carreaux qui n’étaient pas condamnés par des planches ou des fauteuils renversés. Leon soupira, se tournant vers le jeune homme, ayant un faible tic lorsque les oisillons se remirent à gazouiller. Ils semblaient encore en train de paniquer parce qu’ils n’étaient plus protégés par les branches. Leon haussa un sourcil, puis s’avança de nouveau.

    - Et puis peux-tu me dire ce que tu fais pieds nus?

    Il semblait particulièrement irrité tout à coup, glissant ses mains contre les jambes et le dos afin de soulever Elyan et le tenir contre lui. Ses pieds ne toucheraient plus le sol et l’empêcheraient de tomber malade si la température, déjà un peu trop agréable, devenait beaucoup plus froide. D’ailleurs, l’homme se dit que s’ils ne se grouillaient pas enfin pour partir, les vents se lèveraient et une tempête ne tarderait pas à arriver… Jusqu’à ce qu’il recroise le regard bleuté d’Ely’, et qu’il se souvienne du Dieu qui l’habitait. La douleur brûlante que lui avait causée la lame de couteau n’était toujours pas disparue, lui parcourant la main et la paume, venant s’infiltrer dans chaque doigt comme un poison. Les picotements lui arrachèrent presqu’une grimace, son regard se contentant de briller d’agacement.
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Elyan Wolff
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MessageSujet: Re: PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |   Jeu 2 Juil - 5:45

Ironique.
Pensa le jeune homme dans un doux haussement de sourcil. S'envoler sans son aide, c'était une bonne idée, pensa une fine voix plus ricaneuse dans un coin de sa tête. Et s'il l'envoyait justement valser contre le mur du château? Finement, Elyan secoua la tête en remontant le kimono qui venait de glisser de son épaule, ne quittant pas l'homme des yeux. Faisant ainsi le dernier tour du bandage et attachant celui-ci, Elyan se redressa dans un petit grognement. Il connaissait le tempérament de l'homme, il savait parfaitement qu'il ne serait jamais le genre à venir voir les autres pour les prévenir. Mais Elyan avait été assez idiot pour croire qu'avec lui cela serait différent ; et bien non. Son regard se voilà faiblement alors qu'il détourna le regard pendant que Leon s'approchait du château afin d'y voir a l'intérieur.

Combien de fois avait il voulu être unique et spéciale pour un homme? Trop de fois surement et quand la chance semblait venir à lui, quelque chose prouvait l'inverse. C'est suite a la question de l'homme que le jeune Siely sortit de ses pensées, reportant son attention sur Leon, d'abord surpris pour finalement mieux comprendre celle-ci.

« Tu connais James quand un départ approche. Je lui apporte son repas et par la suite je dois le laisser tranquille. »
Un petit haussement d'épaule dénuda de nouveau le droit alors qu'il s'approchait du petit nid ou les oisillons couinait de panique. Étonnant qu'ils ne soient pas mort, lança une petite voix douce dans sa tête, suivit de la voix plus ricaneuse. Tu m'étonnes, j'aurais même cru qu'il les ferait cuir pour les manger, tiens. Levant les yeux au ciel par la suite, il ouvrit de grand yeux. Ce n'est pas tout les jours qu'une question comme celle-ci vous posez et qu'en même temps vous quittez le sol pour des bras puissant et fort.

« Je ... »
Quoi répondre à cela ? En temps normal, sur le navire Elyan ne portait jamais de chaussure, rare était les fois ou il enfermait ses pieds dans quelque chose sensé le tenir au chaud. Étrangement, ses pieds étaient les seuls a ne jamais avoir froid, chose surprenante. Un doux sourire apparut sur son visage alors qu'il haussait les épaules.
« J'aime avoir les pieds nus. J'aime sentir la nature contre ma peau. J'adore me sentir près de celle-ci et de me dire qu'elle me donne beaucoup. »

Tournant de nouveau la tête vers l'homme, il lui effleura la joue droite avec le bout de ses doigts -et ses ongles-. Dieu qu'il le trouvait beau. Si la question lui venait ; quel est votre but, Elyan répondrait sans broncher ; Avoir son coeur. Il l'aimait, il en était éperdument amoureux. Même si la bague a son annulaire laissait planer un mystère étrange, Elyan s'en foutait. Fiancé ou pas avant, c'était Leon qu'il voulait maintenant. Perdu dans ses songes, il se redressa doucement, ses lèvres effleurant celle de l'homme.

« Dépose moi, ton bras tremble sous mon poids et la douleur de ta main. Ne t'inquiète pas pour moi, mes pieds ne me donneront pas froid. »

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Leon Almstedt
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MessageSujet: Re: PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |   Jeu 2 Juil - 23:40

    En effet, il tremblait vivement, son bras. Serrant légèrement les dents sous l’agacement d’avoir une blessure contre laquelle son corps n’arrivait pas à combattre d’une autre manière qu’en agissant d’une manière faible, Leon déposa Elyan sur le sol. Au cours de sa vie, l’homme n’avait jamais eu la moindre occasion de pleurer ou de se plaindre de blessures. Après tout, ce n’était pas très digne d’un homme de geindre comme un gamin au moindre petit mal. Étant pirate, il se devait d’agir comme tel et de montrer ses faiblesses ainsi n’avait rien de bien utile au cours d’un combat. Cependant, Leon n’allait pas se battre ; il était avec Elyan, et à moins qu’Éole se réveille et décide de l’envoyer valser dans un coup de vent, le jeune homme était plus ou moins inoffensif.

    - Si tu as froid, tu devras me le dire immédiatement.

    Cet avertissement, dit sur un ton sans réplique et un regard protecteur, sembla planer dans l’air quelques secondes. Après coup, Leon s’approcha des oiseaux et les observa calmement.

    - Il semblerait qu’ils ont été abandonnés là. Tout comme le château, d’ailleurs.

    Il marchait le long de la haie, réfléchissant calmement. Le déluge avait ravagé cet endroit, et les pirates ne s’étaient pas privés de venir passer à saccage tout ce qui tenait encore debout. Alors pourquoi, étonnamment, le château semblait demeurer presque intact ? La protection des gardes et de tous ces gens qui avaient travaillés pour le roi ne les intimait pas à pouvoir empêcher des vagues monstrueuses d’engloutir tout sur son passage. Leon fronça les sourcils, prenant la main d’Elyan, et marcha un peu plus loin, s’arrêtant sur le rebord d’une falaise. Les fleurs et petits arbustes servaient de clôture et les vagues frappaient contre la pierre, un peu plus bas. La plage était également visible et la vue était magnifique.

    - Je crois que les vagues n’ont jamais pu grimper aussi haut. La montagne a donc été immunisée et la pluie s’est contenté de briser la terre et de faire rouiller les toits.

    Leon se passa une main dans les cheveux et les retira vers l’arrière, soupirant. Le paysage était magnifique, on voyait le soleil qui se levait très doucement, les nuages se dispersaient pour lui laisser la route, comme s’il s’agissait du roi des cieux. Leon tenait toujours la main dans la sienne, observant le spectacle d’un air calme, la brise rafraichissant toujours l’air. Il semblait que la mauvaise température prenait enfin fin avec l’astre brillant.

    La nature continuait de surmonter les épreuves malgré la fureur et les mauvaises actions des habitants de la planète. Elle était si forte, toujours prête à combattre quiconque tentait de la détruire. Elle ne se laissait jamais abattre, mais sa colère enflammait et détruisait tout sur son passage. L’incontrôlable nature, si belle, si douce, si vengeresse. Si la plupart des pirates partageaient un amour infini pour la mer, Leon, pour sa part, respectait foncièrement la nature et sa longue et périlleuse histoire. Son regard écarlate se posa sur Elyan, et il le regarda longuement.

    - J’ai… toujours trouvé que les humains n’avaient pas leur place au milieu d’une nature aussi belle. Mais toi, toi tu n’es pas invraisemblable. Tu es différent. Tu as ta place avec elle.


    Il le poussa doucement, ses mains contre les épaules, à reculer contre le tronc d’un arbre et prit une mèche blanche entre ses doigts, silencieux.
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Elyan Wolff
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MessageSujet: Re: PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |   Ven 3 Juil - 0:10

    Un frisson lui traversa le corps quand ses pieds retouchèrent le sol. Incroyable combien la nature venait à lui faire une sensation étrange dans tout le corps. Si bien, qu'un doux sourire effleura ses lèvres, ses orteils caressant la terre humide. Relevant les yeux vers Leon, son sourire se fit plus attendrit, le voir protecteur ainsi, voir qu'il voulait vraiment son bien touchait le jeune homme. Dans un petit mouvement furtif, il acquiesça a la demande de l'homme. Si jamais le froid venait à lui, il réclamerait les bras de son homme. Évidement, il n'y avait pas que cette raison pour qu'il les réclames, mais Leon ouvrait la porte afin de les avoir facilement.
    L'observant toujours de son regard bleuté, son sourire se fit plus amusé. Les oisillons, les pauvres. Cependant de voir Leon s'en soucier de la sorte fit quelque chose d'étrange dans son coeur, s'approchant de ceux-ci et de l'homme en question. Incroyable quand même combien il devenait simple et facile d'abandonner les plus faible derrière sois, croyant que ceux-ci ne serait jamais a la hauteur. Un rictus lui monta aux lèvres, tout comme cette boule qui semblait ne jamais vouloir l'abandonnée elle.

    Dans un doux soupire et dans une surprise inattendu, Elyan serra la main de l'homme pour le suivre vers le château puis plus près de la falaise. L'endroit était magnifique, même si elle respirait la tristesse des lieux et le vide, Elyan ne saurait dire ce qui l'enchantait vraiment. La vue de la mer si calme, mais qui venait tout de même frapper vivement les rocher ou l'herbe, fleur et arbuste qui semblait vivre depuis des années déjà. Les paroles de Leon lui vinrent aux oreilles le faisant sourire de nouveau alors qu'il s'approcha du bord, observant toujours se paysage.

    « Il y a quelque chose ici, qui m'attire énormément. »
    Avouer cela semblait si facile. D'ailleurs, sous une fine brise il ferma les yeux en prenant une profonde respiration. Jamais il n'avait été irrespectueux envers la nature, elle était quelque chose de précieux pour elle. Sa mère. La nature était mère de tous sur cette planète, une mère qui voudrait donner le meilleur pour les siens, mais qui est récompenser bêtement par l'égoïsme de l'homme. L'envie de verser quelques larmes le saisit, faisant trembler son frêle corps, mais les mains puissant de Leon le retira de ses songes. Levant les yeux vers ce dernier en reculant comme le souhaitait celui-ci.
    Les paroles, bien que douce et touchante, troubla le jeune homme qui cherchait une réponse dans le regard rougeâtre de son vis à vis. Était-il sérieux ? Évidement, jamais Leon ne dirait quelque chose sans le penser réellement. Faiblement, il releva une main et déposant celle-ci sur l'avant bras.

    « Il existe une légende à mon sujet. Qui voudrait que je sois le fils d'une divinité inconnu. » Détournant son regard, il observa maintenant l'horizon, la mer au delà du soleil levant. « Si la légende est véritable - ce que je doute -, je ne serais pas l'humain que je prétends être. » Son sourire disparut doucement, alors qu'il reporta son regard sur Leon.

    « J'ignore qui je suis. J'ignore d'où je viens. J'ignore même ou je vais. » Doucement il se rapprocha de l'homme, déposant son front contre le torse. « Tout ce qui compte maintenant c'est d'être là ou tu es... »

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Leon Almstedt
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MessageSujet: Re: PV. | Et c'est dans la solitude que l'on découvre les pires maladresses |   Sam 4 Juil - 0:26

    Leon déposa sa main sur la nuque, caressant l’arrière de la tête, observant le paysage qui défilait derrière. Le fils d’une divinité inconnue ? En réfléchissant à cela, plusieurs hypothèses lui traversèrent l’esprit. Après tout, on ne prenait jamais les légendes à la légère dans le monde de la piraterie. Trop souvent les légendes s’étaient révélées d’excellents indices pour l’obtention d’un trésor quelconque ou pour la découverte d’un secret ultime. Chaque légende avait sa part de vérité, très profonde parfois. Leon observa le jeune homme, lui effleurant la joue du bout des doigts. Sa beauté irréelle était différente de la sienne. Elle n’était ni sauvage, ni fragile. Elle était plutôt douce et admirable. Soupirant légèrement, il répondit :

    - N’est-ce pas t’enchaîner à moi ? Tu aimerais sûrement connaître la vérité, n’est-ce pas ?

    Si Elyan était ce que tous croyaient qu’il était, cela signifierait que beaucoup de choses reposeraient sur ses frêles épaules. Malheureux que même Arès n’ait pas la réponse à cette question. D’ailleurs, même si Leon avait voulu en savoir plus, le dieu ne lui aurait pas répondu, trop occupé à se taire et à se perdre dans ses idées de vengeance et de destruction. Il ne devait s’en remettre qu’à sa propre logique. Si tout cela était vrai, même si Elyan en doutait, ça voudrait aussi dire que certains en savaient plus sur le jeune homme que lui-même et ils pourraient très bien s’en servir à mauvais escient. Cela lui fit serrer légèrement les poings alors qu’il se reculait.

    Le château lui revint en tête et il décida de marcher vers celui-ci, s’arrêtant devant la porte. Quels souvenirs atteindrait-il dans ces couloirs déserts. Peut-être quelques squelettes reposaient-ils encore dans les lits, sur le sol. Les tableaux sur les murs exposeraient-ils de vieux amis, de vieilles connaissances ? Les souvenirs étaient si vils, si extraordinairement cruels. Les souvenirs ramenaient toujours les douleurs insupportables de la vie et laissait les bons moments dans une petite boite sans importance. Pourquoi étais-ce ainsi ? Cette colère qui remontait en lui, il la connaissait par cœur. Elle voulait le détruire comme elle avait tout détruit, et il étouffait de devoir briser chaque fois un peu plus son humanité dans le simple but de rester ‘fort’.

    - Tu viens avec moi ? cria-t-il d’où il était, la main sur la poignée très ancienne.

    Les oiseaux avaient cessés de gazouiller, restant dans leur nid, attendant vainement que leur mère revienne les nourrir, revienne s’occuper d’eux. Qui sait, peut-être était-elle morte elle aussi, alors plus jamais elle ne pourrait venir s’occuper d’eux. Ils resteraient seuls à attendre, jusqu’à ce qu’ils meurent de faim, ou qu’un autre oiseau les prennent sous son aile. D’ailleurs, Leon doutait très fort de cette possibilité. Il avait eu de la chance d’avoir James, à un moment, jusqu’à ce qu’il se rende compte que James était un homme généreux qui manipulait parfaitement les sentiments. Il n’était pas le premier à être recueilli par lui et, semblerait-il, il trouva également quelque chose d’intéressant chez Elyan et probablement chez beaucoup d’autre.

    Leon caressa la poignée de la porte et l’encadrement sculpté dans la pierre. L’or ancien continuait de tracer de magnifiques et troublantes mosaïques décolorées. La barrière continuait de demeurer intacte, son cœur en souffrait mais son visage taisait la douleur. Il était ainsi, indéchiffrable.
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